| A son
extrémité nord, le petit marché couvert
s’ouvre juste après les étals de fruits
et légumes qui jouxtent, sous le soleil, le quai où
accostent les ferries inter-îles. Colliers et tee-shirts
vous tendent les bras pour une petite séance de shopping
coloré.
A l’autre extrémité, de la promenade bordée
par de majestueux cocotiers, la petite église ouverte
à la brise du large attend les fidèles à
l’ombre des flamboyants.
Un petit sentier continue par le bord de mer à longer
des maisons privées et des restaurants pieds dans l’eau.
L’un d’eux est d’ailleurs remarquable par
son porche formé de deux mâchoires de baleines.
Cette entrée originale ouvre sur un patio où
le bar et les fauteuils conjuguent avec le même esprit
décoratif divers os de baleines, rappelant au passage
que Bequia fut autrefois un centre important de chasse à
la baleine. La petite plage qui s’étire devant
ce lieu iconoclaste tisse une fine frange de sable blanc filant
dans une eau cristalline à souhait.
Un peu plus loin, les voiliers au mouillage dansent sous un
léger clapot. Un décor que l’on admire
avec délice du haut de la terrasse du restaurant le
Ginger Bread, tout proche, où l’on dégustera
un bon poisson grillé. De retour au « centre-ville
» on ne manquera pas de louer les services d’un
des nombreux taxis-camionnettes qui attendent sous les épais
mancenillers du bord de mer. Grâce à eux, on
partira vers le nord à la découverte du Fort
Hamilton qui domine toute la baie dans un décor
de cactus et de fleurs tropicales orangées. Une rangée
de canons usés par le temps et les embruns pointe toujours
vers le large rappelant les luttes maritimes que se livrèrent
ici les grandes nations coloniales. La batterie alterne, comme
un pied de nez à l’histoire, les pièces
anglaises et françaises.
En filant vers le sud le panorama embrasse, à l’horizon,
l’ensemble des Grenadines jusqu’à Union.
En redescendant vers la côte est on visite Paget
Farm, une pêcherie ancestrale où l’on
pratique encore, à de rares moments de l’année,
une chasse à la baleine traditionnelle au harpon et
à la barque. La côte sud ouest se prolonge par
une péninsule rocheuse où l’on découvre
le site de Moon Hole, un ensemble
d’habitations troglodytes qui ne vît jamais définitivement
le jour et se trouve aujourd’hui partiellement à
l’abandon.
De retour dans Admiralty Bay on ne manquera bien sûr
pas d’aller goûter à la douceur de l’eau
le long de la magnifique plage de Princess
Margaret Bay. Au-delà de la frange de sable,
bordée d’une épaisse cocoteraie, le splendide
récif de corail attend les amateurs de plongée
libre et de poissons tropicaux. Et c’est dans ce décor
admirable que l’on pourra admirer les derniers feux
du couchant qui illuminent alors le sable et la végétation
alentour d’une belle lumière dorée.
C’est généralement l’heure choisie
par les navigateurs pour lever l’ancre et hisser les
voiles vers le sud. Une nuit de navigation et l’on se
retrouve alors en plein cœur des Grenadines. A Canouan
par exemple, merveilleux croissant de nature bordé
de récifs de corail d’une grande richesse et
qui ont valu à l’île une belle réputation
parmi la communauté des plongeurs sous-marins. L’ancienne
« île des tortues » attire ainsi chaque
année de nombreux amateurs du monde du silence qui
découvrent sous la surface de ses eaux cristallines,
une faune étonnement abondante et colorée.
A quelques encablures de la cote Sud de Bequia, le navigateur
découvrira aussi le micro archipel de Petit
Nevis. Ancienne base de pêcheurs à la
baleine, elle enflamme l'imagination avec ses immenses cocotiers
balayés par les alizés. C'est " l'île
des pirates " telle que l'imaginent les enfants ! Si
la faune sous-marine de Bequia attire de nombreux plongeurs,
Petit Nevis est l'un des spots les plus appréciés
par ces derniers. Idéal pour observer - en eaux peu
profondes - le ballet coloré des poissons-chirurgiens,
des poissons-empereurs, des barbiers et des mérous.
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